Last Shot
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Quand quelqu’un part pour un voyage sans date de retour, on estime généralement qu’il part à la recherche de quelque chose. Quand je parle de mon voyage, les gens me demandent généralement si je l’ai trouvé.
Il y a un peu de vrai dans ces questions, mais vraiment juste un peu.
Je ne suis pas parti pour sortir du train-train quotidien.
Je ne suis pas parti à la poursuite du bonheur.
Je ne suis pas parti pour découvrir qui je suis.
Ça peut sembler idiot, mais je suis parti alors que j’étais heureux. Vraiment heureux.
Assis sur une montagne de privilèges, entouré et aimé, chanceux comme c’est pas permis.
Si je suis parti, c’est parce que je crois que la vie peut apporter encore plus que le bonheur. C’est aussi parce que je crois que c’est mon devoir de la vivre à l’extrême.
Je suis parti parce que je voulais exploser mon crâne de nouvelles idées, enfler mes yeux de paysages arides, faire grincer mes rotules de milliers de kilomètres et saboter mon dos en portant un sac trop lourd.
Je suis parti même si j’aimais mon quotidien.
Je suis parti même si j’étais heureux.
Je suis parti en me connaissant déjà.
Pour les rencontres fortuites et les nouveaux horizons,
Pour les saveurs et les merveilles d’un monde qui expirera un jour,
Pour faire de ma vie quelque chose d’extraordinaire.
J’ai bien pesé tout ce qui faisait mon bonheur, puis j’ai joué tapis. All in.
La vérité c’est que je n’avais pas le choix, je le devais au futur moi; celui qui, dans quelques années, fera l’examen de sa jeunesse et se demandera s’il aurait fallu faire mieux.
Quand il s’agit de vivre on n’a qu’une seule cartouche.
Ne comptez pas sur moi pour tirer à blanc.
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When someone goes on a trip with no return date, it is generally considered that they are going in search of something. When I talk about my trip, people usually ask me if I have found it.
There is some truth in these questions, but really just a little.
I didn't set out to get away from the daily grind.
I didn't set out to find happiness.
I didn't set out to discover who I am.
It may sound silly, but I left when I was happy. Really happy.
Sitting on a mountain of privilege, surrounded and loved, lucky as can be.
I left because I believe that life can bring even more than happiness. It is also because I believe it is my duty to live it to the fullest.
I left because I wanted to explode my skull with new ideas, swell my eyes with barren landscapes, make my kneecaps creak with thousands of kilometres and sabotage my back by carrying a heavy bag.
I left even if I liked my daily life.
I left even if I was happy.
I left knowing myself already.
For the chance encounters and the new horizons,
For the tastes and wonders of a world that will one day expire,
To make my life something extraordinary.
I weighed everything that made me happy, and then I went "All in".
The truth is that I had no choice, I owed it to the future me; the one who, in a few years, will look back on his youth and wonder if he should have done better.
When it comes to living, you only have one bullet.
Don't count on me to fire blank shots.