Pourquoi le stop ?

Un tour du monde, le pouce en l'air.

Parce que dépendre de l’autre, c’est aussi se mettre à son contact.
Parce que le stop est l’une des rares choses imprévues qui peuvent vous arriver lors d’un trajet en voiture.
Parce qu’il emmène loin, lentement.
Parce que les paysages et les cultures évoluent au fil des kilomètres, se mixent, s’hybrident, et que le choix de la route et du temps long permet de saisir chaque nuance de la voie. 
Parce qu’il prend du temps.
Parce que c’est un temps nécessairement partagé.
Parce que les rencontres et les interactions y sont variées, surprenantes, dangereuses ou durables.
Pour rencontrer, profiter du chemin et en faire un bout ensemble. 

Parce que c’est écolo, bien sûr, parce que ça fait rêver les gens, aussi. 
Parce que c’est loin de l’image d’un monde qu’on nous vend parfois, où l’autre est un danger, où le hasard est un risque et où le désintéressement n’existerait plus. 
L’auto-stop tord le cou aux idées reçues. 
M’ont pris en stop avant même le début de ce voyage :

  • un nationaliste corse, raciste et fan de Xi Jinping

  • Deux maîtresses d’école en goguette

  • Un gangster gitan, tête d’un réseau dans le sud de la France

  • Une mère seule et ses deux enfants

  • Un lieutenant-colonel, des paysans bulgares, un chirurgien, une prof de yoga…

Que ces gens si différents soient suffisamment ouverts et confiants pour m’aider à poursuivre mon chemin, quelque part ça me rassure… 

Pas vous ? 

Les chroniques du monde qui coule

Par Les Chroniques du monde qui coule (Hippolyte)

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